Dororo

Bonjour !

Me revoici pour une chronique cinéma japonais après une longue absence.


Le film qui vous sera présenté aujourd’hui est, comme le film précédent, tiré d’un manga. Réalisé en 2007 par 塩田明彦 Shiota Akihiko, le « shônen » manga d’origine a été dessiné par le célèbre et prolifique mangaka Tezuka Osamu 手塚治虫. Intitulé どろろ « Dororo », ce manga à donc donné lieu, comme un grand nombre de ses œuvres, à une adaptation en film live.

Il semble que, dans l’introduction du film, une grosse erreur de traduction. En effet, on peut voir écrit en japonais 三〇四八, traduit 3048. Cependant, le nombre 3048 s’écrit en japonais : 三千百四十八. De toute façon, il me semble que l’année 3048, n’a jamais existé au Japon. Une vérification sera faite d’ici peu, pour confirmer ou infirmer ce soupçon.

Ce film se passe au Japon, durant l’ère Muromachi (à vérifier), qui se situe entre les années 1392 et 1573.Rien à voir avec l’année 3048, donc.

Synopsis :

« Au Japon, pays déchiré par la guerre depuis des décennies, un seigneur nommé 「醍醐景光」 Daigo Kagemitsu est vaincu lors d’une bataille. C’est alors qu’il décide d’accepter de sacrifier 48 parties du corps de son fils à naître afin d’obtenir le pouvoir de vaincre sur son ennemi, et ainsi, diriger le monde et préserver son clan.
Recueilli par un sorcier, ce dernier reconstituera le corps de cet enfant baptisé 「百鬼丸」 Hyakkimaru. Après vingt années, accompagné d’une petite voleuse qui lui dérobera une partie de son nom : Dororo, commencera pour lui la chasse aux démons qui se sont emparés de ses membres et organes, ainsi que la poursuite de son passé, et des raisons qui ont fait de lui ce qu’il est… »
Pratique pour faire la cuisine !

Pratique pour faire la cuisine !

Même s’il est long de plus de deux heures, ce film que l’on peut décomposer en trois parties, dont une serait plus une sorte d’interlude, ne souffre d’aucune longueur. La première partie permet la mise en place des personnages principaux, de l’histoire et nous permet de savoir ce qui s’est passé durant les vingt années de croissance de Hyakkimaru.
Ensuite se déroulent plusieurs scènes de bataille dont les effets spéciaux, peuvent vraiment prêter à rire, d’autant plus que c’est le genre de choses que l’on ne s’attend plus à voir en 2007 ! Ne vous inquiétez pas si vous avez parfois l’impression de regarder un épisode de Bioman… D’autant plus que la musique genre « Gipsy king », est assez agaçante au final.
Enfin, on assiste à la confrontation de Hyakkimaru avec son passé, mais aussi avec son avenir et surtout, avec son père…

Dans l’ensemble, il y a peu de points de reproches à accorder à ce film. Au delà des effets spéciaux de certains monstres, il y a quelque fois un filtre qui accentue l’atmosphère du film, et visuellement, c’est une belle réussite. En parlant de réussite, le jeu d’acteurs est convaincant ; même Kou Shibasaki se débrouille pas mal, même s’il lui arrive d’en faire parfois un peu trop.

Hyakkimaru

Hyakkimaru

Pour finir, je soulignerais le fait que l’on puisse faire un certain nombre de rapprochements que l’on peut faire avec les éléments qui composent ce film :
– Frankenstein évidemment : Il serait étonnant que le monstre crée par ce personnage n’ait pas servi d’inspiration à cette histoire, et il y a pas mal de points communs : le fait que leur corps soit « en morceaux, Hyakkimaru et le monstre de Frankeinstein n’ont pas de nom, l’électricité joue un rôle dans leur retour à la vie, ils sont tous deux plus ou moins à la recherche d’une figure paternelle ;
– Cobra (l’animé), avec une arme puissante dans le bras gauche ;
– Le mythe égyptien d’Osiris, dont le corps fut découpé en morceaux, puis recomposé par son épouse/sœur ;
– Zatoïchi (le guerrier aveugle),
– Et même les Power Rangers ou autre tokusatsu quand on regarde la tête des démons par moment !
etc.

Casting :

Satoshi Tsumabuki   …     Hyakkimaru
Kou Shibasaki           …     Dororo
Eita                           …     Tahomaru
Mieko Harada           …     Yuri
Yoshio Harada          …     Jukai
Kiichi Nakai              …     Kagemitsu Daigo

À noter :

– Le manga « Dororo » a aussi été l’objet d’une adaptiation en animmé, ainsi qu’en jeu vidéo sur PlayStation 2 , jeu dont le titre est « Blood will tell ».
– Ce film est le premier d’une trilogie dont les suivants sortiront en 2009 et 2010.

Site officiel du film

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