MaybeSheWill – Not For Want Of Trying , Quand le post rock devient profondément puissant..

Maybeshewill- Not For Want Of Trying (  2008  )

Post-Rock / Expérimental / Math-Rock

Et oui, enfin un nouvel article. Parmi toutes les feignasses de la team, j’ai décidé de reprendre les rennes en main. Maybeshewill… un nom de groupe assez étrange, il faut l’avouer. Bon, pas plus étrange que certains, mais quand même.


Cette fois-ci, je ne vais pas vous faire de topo concernant l’histoire du groupe, vu que je ne la connais pas. Je sais juste que Maybeshewill a eu pas mal de changement au niveau des membres, déjà un ou deux break, bref, je ne sais pas, et je m’en fous.
Not For Want Of Trying est le premier album du groupe de Leicester. Après plusieurs EP et Split, c’est donc en 2008 que nous arrive cette petite galette de 10 pistes.
Un seul autre groupe nous vient à l’esprit lorsque l’on écoute la première piste de l’album ( sans compter l’intro ) : 65daysofstatic. En effet, le son dégagé sur Seraphim And Cherubim nous fait tout de suite penser au son de The Fall of Math ( le premier album de 65dos ) : un batteur qui assure, des riffs et un son assez lourd, mélangé avec une certaine mélodie par le piano et le son électronique. On en prend tout de suite pleins les oreilles.

Nous arrive ensuite l’un des titres phares de l’album : The Paris Hilton Sex Tape. Alors oui, les membres du groupe ont probablement tout compris au référencement Google. Ne vous attendez pas ici à entendre un ou deux cris de plaisir de la belle ( moche ? ) blonde, le titre n’a aucun rapport avec l’atmosphère présent. Encore une fois, le son est lourd, percutant, la batterie est bien mis en avant, le tout mené par un son plutôt cristallin imposé par le piano qui sort vraiment du côté lourd de l’ambiance de la zik’.

La surprise de l’album, c’est probablement la piste Heartflusters. Un rythme lent, le batteur est ici accompagné par une petit boite à rythme légère, la guitare se fait absente, le piano est calme, simple, et surtout, des vocales sont présentes. On a donc un titre qui tend vers le popish, avec une voix masculine et féminine, se donnant à tour de rôle la réplique, jusqu’à l’explosion final, saturé de beats électroniques. Cette track pourrait sans difficulté faire partie de l’album ‘Dividing Opinions ‘, du groupe d’instru Italien Giardini Di Miro.

L’album continue avec He Films The Clouds, PT.2. Ici aussi, la ressemblance avec 65dos est frappante. Une douce mélodie au piano en intro, le batteur et sa boite à rythme arrivant progressivement, accompagné de quelques sons électro, pour laisser place au son lourd et pesant de la guitare, qui, à peine quelques secondes après, va se faire voler la place par un petit solo de piano accompagné d’une douce voix féminine. On prend les mêmes, et on recommence : Le batteur et sa boite à rythme reviennent à l’assaut, les sons électro en redemandent encore, et la guitare revient nous saturer le tout.
Sans aucune seconde de répit, Maybeshewill va nous faire part pour la 8ème piste de cet album, d’une des musiques les plus puissantes jamais créée.
Not For Want Of Trying. Juste cette musique vaut l’acquisition de l’album ( du même nom ).

Les riffs lourds et puissants vont venir nous ouvrir le rideau. Exit 65dos, la ressemblance la plus frappante ici est plutôt avec le groupe Pellican. C’est loud, sombre, powerfull, bref, que du bonheur. Alors qu’on aurait presque oublié les sons électroniques et la douce mélodie du piano, et bien paf ! Ce dernier apparait comme un cheveu sur la soupe, coupant la parole à la bass et aux guitares, laissant place à un long monologue tiré d’un film culte : Network. Un monologue percutant, sombre, reflétant notre monde actuel ( même si le film a plus de 30ans, après tout un film culte, restera à jamais culte ). « I want you to get mad! » C’est sur ces paroles que le groupe va s’exécuter, et devenir fou. Un piano plus enragé que jamais, les riffs sombres et puissants de l’intro refont réapparition, notre batteur se déchaine, bref, une explosion épique, surpassant tout ce que vous avez déjà pu entendre auparavant.

Maybeshewill nous livre ici un pur délice pour nos oreilles. A la croisé d’un Pellican et d’un 65daysofstatic, le groupe emprunte les styles, sans jamais vraiment les copier. Rien que pour le titre éponyme du bousin, cet album vaut le coup. Un 10/10 sans hésitation.

Et pour vous, lecteur d’OwShitz, un live vraiment pas exclusif de Not For Want Of Trying, et c’est bon, vraiment vraiment bon.

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4 réponses à “MaybeSheWill – Not For Want Of Trying , Quand le post rock devient profondément puissant..

  1. Tiens j’avais pas remarqué. Bon on sait tous que les japonais sont vraiment mou du genou, mais le mec au milieu est marrant ( le plus grand là ). Il ne bouge pas d’un cil du début à la fin.

  2. quand j’ai vu marqué post rock j’ai eu peur, parce que les 3/4 des trucs étiquettés postrock sont mou et chiant, mais ces ptits gars un son étonnamment interessant, même si ça gagnerait à tirer plus vers le pelican des débuts que celui de nos jours. 4/6 !

  3. c’est rigolo, mais le groupe Mouth of Architect utilise quasiment le même son du film Network dans son morceau « Hate and Heartache » sur l’album Quietly (2008).

    sinon, Not For Want Of Trying, un des albums de l’année. le meilleur en post-rock, en tout cas.

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