Champion’s League 08/09.

uefa_champions_league_logo_2_svg

Ça y est, la trêve du football européen (d’occident, surtout) touche à sa fin, et les supposés seize meilleurs clubs d’Europe de la saison 08/09 attaquent la dernière ligne droite qui mènera l’un d’entre eux au sésame suprême : le titre de champion d’Europe des clubs. Tour d’horizon des différents prétendants, avec le rendez-vous des huitièmes de finale en ligne de mire.

Lyon – Barcelona

Certainement la confrontation qui intéressera le plus la France du foot, qui se dit que décidément elle n’a pas de chance. Sorti l’an dernier par l’ogre mancunien futur vainqueur de l’épreuve, l’Olympique Lyonnais tombe cette année encore sur le grand favori de l’épreuve : le bulldozer catalan du rookie Guardiola.

Autant le dire clairement, vu la situation actuelle de chacun des clubs, difficile d’être optimiste sur les chances lyonnaises. Les plus cyniques diront qu’après tout, ils n’avaient qu’à terminer en tête de leur poule. Oui, c’est vrai. D’un autre côté, il peut-être intéressant de soutenir la thèse de certains chroniqueurs radio qui avancent que ce match peut être l’occasion pour Lyon de réaliser un magnifique exploit et rentrer -enfin- dans le cœur des supporters français, aux cotés de Paris, Marseille ou Sainté. Les arguments qui vont dans ce sens sont maigres, certes, mais réels.

Premièrement, l’état de forme actuel de Lyon et Barcelone évoluera forcément d’ici le printemps, et il serait présomptueux de penser que les blaugranas conserveront un niveau de jeu aussi impressionnant toute la saison. On sait par expérience que les équipes reines de l’automne ne sont pas toujours les plus fortes au printemps. De plus, même si Guardiola va récupérer Iniesta de retour de blessure, son groupe n’est pas à l’abri de grosses blessures cet hiver. A l’inverse, Lyon devrait voir son infirmerie se dégarnir d’ici le mois de février, avec les retours de Reveillere et peut-être François Clerc. Autre argument en faveur de l’OL : Claude Puel. On se souvient de ses exploits notamment contre Manchester United avec Lille. Puel applique les mêmes recettes à son groupe lyonnais cette année : un bloc compact, une grosse densité au milieu du terrain et des lignes très serrées. Et devant, Benzema a le talent pour éclater n’importe quelle défense. En espérant que la sienne ne se fasse pas manger par le trident Henry-Eto’o-Messi, franchement bandant.

Inter Milan – Manchester United

En théorie, le vrai choc des champions. Plus intense que le duel franco-espagnol sur le papier, en tout cas. Choc de techniciens aussi entre le Special One et pépé Ferguson qui vont pouvoir raviver leur rivalité, laissée en stand-by depuis le départ l’an dernier de Chelsea du portugais. Ce sera un vrai test pour l’Internazionale, dont les supporters attendent depuis quelques saisons qu’elle redore son blason sur la scène européenne. Malheureusement, après un parcours quelque peu chaotique en phase de poules (l’Inter de Milan est la moins performante des 16 équipes qualifiées avec seulement 8 points au compteur), les intéristes ont de quoi s’inquiéter avant d’aller défier l’armada offensive des Reds Devils, emmenés par le Ballon d’Or France Football 2008(sic) Ronaldo.

L’occasion cependant pour Ibrahimovic de prouver qu’il est meilleur que le portugais, lui qui a annoncé qu’il sera le Ballon d’Or 2009. Prometteur.

Arsenal – Roma

La confrontation placée sous le signe du beau jeu. Arsenal, dont la place dans le Big Four est mise en péril par Aston Villa, devra passer par la Champion’s League pour prouver qu’elle est une grande équipe, en dépit de ses inconstances chroniques depuis le début de la saison. Les joueurs de la Louve, eux, ont clairement annoncé la couleur : ils veulent être présents en finale de la compétition, qui se déroulera dans leur stade. Seul bémol : les deux équipes seront privées de leur leader : Fabregas côté anglais, et l’idole Totti chez les ritals.

Chelsea – Juventus

Le choc de la rigueur tactique et du réalisme offensif. Pas franchement sexy, mais les deux équipes sont solides. Scolari a annoncé vouloir réaliser le triplé championnat-cup-champion’s league. Son groupe en a les moyens, ils l’ont prouvé l’an dernier en finissant à un poil du cul de Manchester en championnat, et perdant la coupe aux grandes oreilles au terme de la loterie des tirs au but. Et cette année ils pourront jouir des services d’un Nicolas Anelka redevenu buteur. Reste à avoir si Scolari réussira à garder son groupe uni et concentré sur ses objectifs à travers la mini tempête que traverse le club, entre les complaintes de certains remplaçants et les envies de départ de son président.

Côté Juventus, c’est le retour d’un monument qu’on attendait pas franchement. Privé de son goléador Trézéguet pour la phase de poules, le groupe de Claudio Ranieri a terminé premier de son groupe à égalité de points avec le Real Madrid. Guidé par un Alessandro Del Piero peut-être dans la meilleure saison de sa carrière, le groupe bianconeri a une vraie carte à jouer contre les Blues.

Real Madrid – Liverpool

Peut-être un choc moins déséquilibré qu’on ne l’aurait cru il y a quelques semaines. Même si Liverpool continue d’impressionner cette saison en dominant la Premier League même en l’absence de son buteur magique Fernando Torres et de son mythe Steven Gerrard, le Real de son côté va mieux, beaucoup mieux. Appelé au chevet du club champion d’Espagne en titre suite au limogeage de Schuster, le technicien espagnol Juande Ramos a redonné de l’épaisseur au jeu du club de la capitale. Preuve en est son premier match au Camp Nou : malgré une défaite 2-0 concédée en toute fin de partie, le Real avait alors montré une rigueur et une cohésion collective toutes nouvelles; et aurait même pu ouvrir le score sans la maladresse de son batave Drenthe. Encourageant, Ramos a enchainé des succès intéressants derrière, comme face à Séville ou Villareal. Et San Iker revient en état de grâce, attention.

En face, Liverpool sera, comme chaque fois depuis quelques saisons, un candidat plus que crédible à la victoire finale. Sans surprise, le club de la Mersey s’appuiera probablement sur la science tactique de Rafa Benitez, et le talent pur de sa doublette monstrueuse Gerrard-Torres. Et si Robbie Keane se met à planter pion sur pion, attention. En espérant pour les pensionnaires d’Anfield Road que leur emblématique capitaine Steven Gerrard ne finisse pas prison. Jugement le 23 janvier.

Atletico Madrid – Porto et Villareal – Panathinaikos

Les matchs des outsiders. Si Villareal devrait logiquement passer dans sa confrontation avec les grecs, Atletico-Porto s’annonce nettement plus sexy puisqu’il va mettre aux prises les espagnols fantasques et très, très offensifs avec des portugais solides, bien organisés et habiles devant. Et puis bon, voir jouer une attaque ayant pour noms Maxi Rodriguez, Aguero, Forlan et Simao, ça n’a pas de prix. Et je prends le pari que l’Atletico Madrid ira loin dans la compétition. Remember 2003/2004 et le parcours du… FC Porto.

Publicités

Une réponse à “Champion’s League 08/09.

  1. c’est pas pour le lille manchester que kalstroem était à lille?
    et wai dur quand même l’attaque des barcelonais m’rappelle encore le match aller en poule quand ils avaient explosé lyon : /

    pour liverpool il est pas en taule gerrard? 😮

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s