Superman : Peace on Earth

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Né d’un partenariat entre Alex Ross (histoire et dessin) et Paul Dini (histoire et textes), Superman : Peace of Earth propose de découvrir l’homme d’acier d’un point de vue nouveau. Ici pas de combat contre un super-vilain classique tel Brainiac, mais plutôt une réflexion sur le personnage de Superman,  ses motivations et un combat inédit : la faim dans le monde.  On pourrait s’attendre à une œuvre versant dans la niaiserie mais ceux qui connaissent un tant soit peu Alex Ross savent qu’il n’en sera rien.

Alex Ross : les super-héros d’un point de vue différent.

En effet, Alex Ross est connu pour se livrer à un exercice bien différent de ce que proposent généralement  les comics. Le ton est en général plus sérieux, plus noir, plus proche des personnages sur le plan humain et plus réaliste. Le réalisme est d’autant plus renforcé par le style graphique très particulier, presque photo-réaliste, de l’auteur.  Par conséquent, le ton est beaucoup moins insouciant, Alex Ross aimant souligner les conséquences de chaque action désormais classique pour le lecteur de comics. Pourtant, ses œuvres parviennent à insuffler une touche d’espoir qui nous ferait presque croire que notre monde, le monde réel, pourrait s’améliorer et ce même sans la présence de méta-humains. Même si il a participé à des projets en partenariat avec Marvel, dont l’incroyable trilogie Earth X, Alex Ross à plus l’habitude de travailler chez la concurrence : DC Comics. Sa notoriété grandissante lui permit même de réaliser des projets éloignés des 2 géants des comics tels Superpowers et Astro City.

Superman : The man of Steel

Superman est peut-être le super héro ayant le plus d’influence dans son pays d’origine (les Etats-Unis) et de par le monde ; la seule concurrence étant l’autre grosse icône des comics : Captain America. Superman fait ses débuts dans le premier numéro d’Action Comics (publié par Detective Comics, ancien nom de l’actuelle DC) en juin 1938. A ses débuts Superman combat plutôt des troubles de la société (par exemple les femmes battues)  que des super-vilains, ce qui est logique étant donné le climat particulier de la grande dépression. Mais très vite il s’entoure d’une panoplie d’ennemis très divers et  assez puissants pour égaler son niveau. Bien que décrit comme un être surpuissant, Superman va très vite développer un code moral rigoureux et une compassion sans limite pour la race humaine. Il en vient d’ailleurs à s’intégrer dans la société sous l’identité de Clark Kent, journaliste au Daily Planet où il connaitra une romance sous ses deux identités avec Lois Lane. Tous ces éléments se cumulent pour faire ressentir au héros une solitude sans fin dévoilant son unique faiblesse -excepté la magie et la Kryptonite-  : sa psychologie.

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Un héros tourmenté

Superman disposant de capacités bien supérieures à celles des hommes et leurs technologies, les auteurs parviennent à contrebalancer cela pour offrir des aventures pleines de suspens sans lesquelles la série aurait certainement été arrêtée depuis longtemps (quel intérêt à suivre les aventures d’un homme invincible capable de tout ?). Le one-shot ( comics narrant une histoire indépendante en 1 seul tome) étant dépourvu de combats, kryptonite ou magie, tout  ici se joue sur le plan psychologique. Superman combat donc les misères de notre société. Sans trop spoiler, nous dirons qu’après une sorte de prise de conscience découlant du sauvetage d’une enfant pauvre -renforcée par des flashbacks de son enfance à la ferme-, Superman décide de consacrer une journée à la lutte contre la faim dans le monde. Ainsi on découvre à travers les yeux du dernier survivant de Krypton le meilleur comme le pire de la nature humaine. Superman parvient à obtenir, certes difficilement, un certain soutien des médias et du gouvernement américain pour son projet qui s’annonce prometteur. Mais son parcours est entravé par des événements poignants hélas trop banals aujourd’hui comme la peur de la population, l’oppression sans limite de certains tyrans d’Orient ou, le plus difficile, une simple question poignante d’un enfant : « Est-ce que vous reviendrez demain ? », qui terrasse un court instant l’homme invincible, forcé de détourner le regard.  Dans les dernières pages l’ambiance est plus que propice à la dépression tellement il apparait évident que la mission est un échec malgré la compassion infinie de Kal-Elh .  Mais l’œuvre se termine par une note d’espoir incarnée par Clark Kent, comme un message nous invitant à aller nous-mêmes en tant qu’hommes apporter notre aide aux défavorisés avec la possibilité de connaître plus de succès que n’importe quel  héros. Cette histoire se termine et peut se résumer par cette célèbre citation « : « Donne du poisson à un homme et il mangera une journée, apprends lui à pêcher et il mangera toute sa vie ».  Utopique, mais on a envie d’y croire.

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