Et si Kaka partait vraiment ?

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15 janvier 2009, grosso merdo à mi-parcours de la fenêtre de transferts hivernale européenne, le moins que l’on puisse c’est que les tirelires des gros clubs européens sont restées closes, surement tenues serrées par le gel ambiant. Et puis paf, le coup de massue. Ce qui n’était encore qu’une rumeur un peu vulgaire dans la bouche de l’agent du joueur hier, prend de la consistance ce matin dans celle de Mark Bowen, l’entraîneur adjoint de Manchester City : « Nous attendons toujours sa signature mais il y a une grosse probabilité pour que Kaka rejoigne Manchester City. » Holy Crap.

100 millions d’euros pour Milan, 500 000 euros hebdomadaires pour Kaka, et un Ballon d’Or pour viser le ventre de mou de la Premier League pour les Citizens. Analyse et perspectives de l’hypothétique transfert majeur de ces dernières années. Voir de l’Histoire de l’arrêt Bosman.

Manchester City, l’idylle des pétrodollars.

Racheté cet été par le puissant conglomérat d’Abu Dhabi, le deuxième club de Manchester affiche d’emblée de nouvelles ambitions : les nouveaux actionnaires veulent faire de City le plus grand de Premier League. Ni plus, ni moins. Et pour donner les moyens de ses ambitions à son nouveau club, les actionnaires attaquent fort en arrachant à la limite de la clôture du marché des transferts estival la signature de l’attaquant brésilien Robinho, qui est débauché du Real Madrid pour la coquette somme de 42 millions d’euros. De quoi se consoler d’avoir raté dans le même temps la signature du très classe bulgare de Tottenham Dimitar Berbatov, parti s’épanouir chez le voisin United. Mais peu importe, les dirigeants croient en leurs objectifs, et si sportivement ils ne restent qu’un club moyen, sur le plan financier en revanche ils sont déjà number one avec une fortune estimée qui ferait, paraît-il, passer Roman Abramovitch pour un clochard. Soit. Sûrs de leur force de frappe financière donc, les actionnaires du Golfe clament qu’ils se rattraperont en janvier et qu’ils essayeront de faire signer des gros noms bien ronflants. Sont alors présents sur leur liste de Noël des joueurs comme Buffon, Steven Gerrard, John Terry, Michael Essien, Fabio Cannavaro, Kaka, Cesc Fabregas, Christiano Ronaldo, Thierry Henry, David Villa, Carlos Tevez, et même Lionel Messi. Même si l’annonce comporte un ou deux joueurs cramés, les faits sont là : Manchester City a les moyens de se payer des joueurs de ce calibre. Seul bémol à l’affaire, la plupart des courtisés déclarent direct que jamais, ils ne signeront chez les Citizens. Pas cool.

Sans trop s’émouvoir de cette douche froide, les Citizens démarrent donc leur saison avec un groupe emmené par le brillant Robinho, dès lors qualifié de mercenaire par l’Europe du football. Et si force est de reconnaître que le petit prodige brésilien tient jusqu’à présent son rang avec 11 buts au compteur (deuxième marqueur du championnat, derrière les 14 pions d’Anelka), l’équipe de Mark Hugues patauge dans les tréfonds du classement avec une quinzième place et seulement 22 points dans leur besace, les Citizens pointent à deux unités seulement du premier potentiel relégué Tottenham, loins, très loins d’un place qualificative pour l’Europe. La seule réelle satisfaction en dehors de Robinho est le milieu offensif irlandais Stephen Ireland : 7 buts, 6 passes décisives. Le reste est décevant et poussif, globalement. Trop irréguliers et mal équilibrés, ils ne parviennent pas à décoller.

Débuts en mode branleur, le recadrage d’hiver.

Si on a un temps pensé dans un premier temps que le technicien gallois allait faire les frais de la méforme chronique de son groupe, rien n’en est puisque Mark Hugues a même été confirmé dans ses fonctions par ses dirigeants. Non, l’objectif est de renforcer ManCity avec le transfert tout d’abord de Wayne Bridge, le latéral gauche qui arrive de Chelsea avec sa soif de temps de jeu. Si l’opération ne fera pas rêver le néophyte, il reste un transfuge intéressant, Bridge étant un joueur confirmé à son poste et avec de l’expérience au plus haut niveau. Sobre mais solide.

Pour le rêve, les dirigeants de City adoptent une stratégie intelligente : tout miser sur une star sous contrat dans un club ni en tête de son championnat, ni en lice en Champion’s League. Il nous reste seulement Milan, dont l’Europe se résume à la « petite » Coupe de l’UEFA et dont la perspective de remporter le Scudetto s’éloigne de plus en plus à chaque confrontation avec un concurrent direct. Ce sera donc Kaka, à tout prix. Or on l’a vu, l’argent n’est pas un problème pour Manchester City : 100 millions d’euros sur la table, des émoluments stratosphériques pour Kaka et hop, la possibilité de négocier avec les dirigeants milanais est là. Car il faut le dire : les Citizens peuvent tirer parti d’un contexte favorable pour ce transfert, une occasion qui ne se représentera peut-être jamais.

Premièrement, le contexte économique mondial étant ce qu’il est, tous les clubs sont touchés par la crise, et ce sera difficile pour Milan de refuser une manne financière aussi importante. Et deuxièmement, on sait que Milan va devoir renouveler une large partie de ses cadres vieillissants dès la saison prochaine (Nesta, Maldini, Zambrotta, Inzaghi ou encore Seedorf) si il veut renouer avec ses ambitions européennes. Car même si le club de Berlusconi est pour l’instant en troisième position du Calcio, rien n’est encore assuré pour une qualification en Champion’s League la saison prochaine. En effet, avec 33 points les milanais vont devoir se battre pour garder leur courte tête d’avance sur un peloton de poursuivants constitué de Naples (33 pts), la Fiorentina et le Genoa (32 points). Et si en plus on parle d’un possible départ de l’emblématique Carlo Ancelotti à l’intersaison. Et Gattuso qui veut découvrir la Premier League. Autant dire que c’est un gentil bordel à tous les niveaux, et que tout ceci pourrait bien motiver Kaka à faire ses valises, en espérant retrouver les sommets de l’Europe dans une saison et demie.

Ce qui au final ferait les affaires des deux clubs et du Ballon d’Or 2007. Et pourrait théoriquement ramener Gourcuff à San Siro cet été, parce qu’il faut au moins ça de classe pour remplacer le brésilien. Et pourquoi pas avec Laurent Blanc, futur champion de France, dans ses valises ?

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7 réponses à “Et si Kaka partait vraiment ?

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