崖の上のポニョ: le retour de Miyazaki.

Ça y est, enfin, après 4 ans de macération, Mr Miyazaki a enfin pondu son dernier film d’animation, attendu plus qu’impatiemment par les fans. La sortie au Japon n’est pas récente (19 juillet 2008 ) mais il est encore sur les écrans dans quelques cinémas de Tokyo. Ça vaut quand même une ptite critique, ça.

La sortie évènementielle de ce Miyazaki , « Ponyo sur la falaise, près de la mer » (titre français prévu) ne m’aurait pas atteinte plus que ça, si la chanson-thème du film n’était pas restée accrochée à mon cerveau comme une moule à son rocher.

Synopsis : Ponyo, petite princesse poisson rouge, rêve de devenir humaine. Elle est recueillie par un jeune garçon, Sôsuke (celui qui me balance un « Sasuke jesaispasquoi no jutsu », il va se prendre une mornifle). Arrachée des eaux, Ponyo va alors malgré elle perturber tout un écosystème, allant jusqu’à provoquer des tsunamis et éveiller des dieux…

Pour son dernier film, Miyazaki a quand même pas mal pompé sur la petite sirène dans son approche, en évitant subtilement toute allusion pseudo-catholique. Le style est plus épuré dans le trait (basé sur des aquarelles), et propose une histoire qui se veut plus candide, se rapprochant de la simplicité de « となりのトトロ » (« Mon voisin Totoro »). Retour aux sources donc.

L’histoire est rythmée, entraînante, malgré une petite perte de fil conducteur au premier quart du film.

L’animation est fluide, les couleurs apaisantes : votre œil est délecté. Jusque là, tout va bien, on a la confirmation que le studio Ghibli n’a pas perdu la main niveau animation, même avec un film au rendu si « artisanal ».

Malgré tout, on y croit pas vraiment.

Certes, on passe un bon moment devant ce film, mais la magie n’est plus vraiment là. A croire que l’auteur de « Sen to Chihiro » a épuisé son stock. Il nous lâche un film qui se veut être destiné à un public d’enfants mais également d’adultes venus retrouver le côté rafraîchissant de Totoro. Mis à part que l’attraction des adultes pour la grosse peluche au petit baluchon n’était pas prévue à la base. Les films de Miyazaki ont désormais affaire à un public composé à 90% d’adultes avertis, qui viennent voir du « magique à la sauce Miyasaki » en mettant la barre haute. Et le résultat est là : il n’est pas à la hauteur.

Ponyo comporte en ce sens peu de renouvellement : on nous sert du remâché des précédents films, du bon sentiment en veux-tu en voilà, avec une intrigue à faire pâlir Hitchcock: après avoir fait l’éloge du ciel, Miyazaki s’attaque à la mer DAMNED.

On sort donc un peu (beaucoup?) déçu du cinoche en se disant qu’en fait, on aurait plutôt dû juste le voir en dvd. On se dit aussi que c’est un peu un « Mon voisin Totoro 2 », et que comme toutes les deuxièmes versions, ça aurait dû être avorté en route.

A vous de vous faire un avis : sortie en France le 8 avril 2009.

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10 réponses à “崖の上のポニョ: le retour de Miyazaki.

  1. Autant ses premiers films arrivent à conserver leur authenticité et leur magie au fil des ans, autant les productions plus récentes apparaissent fades. Je vais m’abstenir aussi probablement pour la dernière œuvre du « maître ».

  2. Idem que les commentaires précédents, certains de ses films m’ont vraiment plû, mais celui ci (avec d’autres) me tentent pas.

  3. Curieuse de voir le résultat, quand même. Pas dit que je me déplacerai au ciné, surtout après avoir lu ta critique. Mais pourquoi pas en film de fin de soirée…

  4. Juste pour info: MiyaZaki et non Miyasaki.

    Et perso, cela fait depuis Chihiro que je dis que Miyazaki n’a plus rien à dire. Je me suis fait même censurer pour avoir osé écrire dans un grand magazine de japanime que Mononoke n’était pas le chef-d’œuvre de sa carrière.
    Bref je suis d’accord avec ce qui est écrit dessus. J’achèterai peut être le DVD, sans plus.

    Teto.

  5. putain Teto, tu viens de relever la plus grosse boulette que j’ai jamais faite. mais merci quoi!
    surtout que je prononce bien le MiyaZaki, je sais pas pourquoi j’ai écrit avec un « s »…et honte à moi en plus, je vis au Japon…

  6. Oui, c’est un conte pour enfants, que je conseil aux jeunes enfants. Pour ce qui est d’une vision « adulte » du film, a moins d’avoir une intelligence non verbale tres au dessus de la moyenne, et de ne pas avoir une mentalite de mouton, je ne le conseil pas.

    Regrets: la chanson japoniaise Ponyo/Ponyo et la replique « Il ne faut pas juger selon les apparences » encore moins subtiles et poetiques que la chanson Chiuahua et « Pourquoi devrais je parler espanol »(Chiuahua de Beverlly Hills/Disney). Heureusement a part ces accidents commerciaux, la comparaison s’arrete la, et les filets/crochets a neuneu aussi.

    Que voulez vous, il y a des gens qui ne voient qu’un film de guerre dans la Ligne Rouge de Terrence Malick, ou de cows boys/indiens, quand d’autres y voient un conte epique et poetique. On n’y peut rien l’espece humaine est ainsi faite.

  7. je sais pas pour quoi ce film a souvent etai synonyme de deception , mais moi , franchment , je l’ai trouvé magique , beau , « mignon » , bien realisé , PARFAIT , j’ai trop aimer le film , je doute que la magie du maitre soi disparu avec chihiro et mononoké , avec ce film , il nous montre qu’il a encore plus d’un tour dans son sac

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